Des voyages aux USA, des voyages en Afrique du Sud, qui ont contribué à se trouver une individualité propre pour ce métisse, sans avoir besoin d’une assise territoriale pour se définir.

Un homme universel avec toute la multiplicité que cela entend. Un homme dans une perpétuelle remise en question retranscrite dans son Œuvre.

Les personnages créés par Khwezi STRYDOM, souvent basés sur son autoportrait, laissent pourtant rejaillir cette universalité.Sans âge, ils laissent transparaitre une influence de masques africains par leur construction.

Mais le colorisme, qui les marquent, souligne un état d’esprit de l’artiste à leur création plus qu’une propriété physique. De couleurs sobres pour les moments apaisés, vives pour exulter une volonté de liberté.

Par sa lutte contre le conformisme de la société dans ses œuvres et dans sa vie, Khwezi STRYDOM souligne les aliénations des peuples, ainsi que les actes sans nom auxquelles elles ont pu contribuer, en Afrique du Sud par exemple.

Baigné dans le milieu artistique depuis son plus jeune âge, Khwezi STRYDOM a toujours façonné son univers créatif. Le dessin commencé dans son enfance, et par la plaisance, le jeu, l’ ironie, le graffiti, avant de devenir la peinture « autorisé », un travail plus systématique : l’encre, la bombe, la gravure, se sont graduellement embrassés, nourris les uns aux autres pour exulter son attrait pour le risque et la liberté, d’abord, puis pour exprimer une philosophie de vie initiées de ses nombreux voyages.

La main, allégorie de ce à quoi on aspire, récurrente dans ses œuvres, traduit cette liberté recherchée. Ce vers quoi tous les Hommes aspirent selon lui. Une indépendance qui permettrait aux Hommes de prendre conscience d’eux-mêmes et de participer à une réelle harmonie avec les autres.

Cette soif d’ailleurs souvent présente dans son Œuvre montre l’insatisfaction perpétuelle qu’ a l’Homme et qui l’aliène dans son bonheur. Une recherche d’ascension dans la matérialisation, la reconnaissance, entravant l’Homme dans son épanouissement individuel.

La présence de la mort souvent décrite dans ses œuvres montre à quel point ces quêtes sont vaines.

Khwezi a trouvé dans la vie artistique un moyen de dénoncer mais aussi d’épanouissement en tant qu’individu.

Le milieu urbain dans lequel il a grandi et qu’il affectionne est un socle insolite pour ses aspirations philosophiques servant à la représentation de ses passions comme la musique, le culte des rencontres et des voyages, ainsi que la violence que peut induire une aspiration inassouvie.

L’œuvre de Khwezi STRYDOM est une ode à l’Humanité, un appel à l’alliance entre des peuples envisagés comme libres de pressions sociales.

Zina IBOWILI.